Notre Fête nationale



Non-respect du certificat d'autorisation du site d'enfouissement de Lachute

DES DÉPUTÉS DU PARTI QUÉBÉCOIS PORTENT PLAINTE POUR QUE SOIT RESPECTÉE LA LOI SUR LA QUALITÉ DE L'ENVIRONNEMENT




Le député de L'Assomption et porte-parole de l'opposition officielle en matière

d'environnement, Scott
McKay,














et la députée de Mirabel, Denise Beaudoin, interpellent directement la ministre de l'Environnement, Line Beauchamp, afin qu'elle cesse de tolérer
l'augmentation importante du volume de déchets enfouis au site d'enfouissement de Lachute, une pratique pourtant interdite par la Loi sur la qualité de l'environnement (LQE). Ils ont formulé une plainte officielle auprès du ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs (MDDEP) pour que soit respectée la LQE.
   
La plainte formulée par les députés rappelle que, en vertu de l'article 66 de la LQE, une personne ne peut acheminer des matières résiduelles à un endroit qui n'est pas autorisé. De même, le détenteur d'une autorisation doit respecter toutes les conditions de celle-ci, conformément à l'article 123.1 de la LQE. «Il y a non-respect flagrant du décret gouvernemental 918-2003 et des
dispositions de la LQE de la part de l'entreprise qui exploite le site d'enfouissement de Lachute. Il est temps que le MDDEP intervienne avec rigueur et applique sa propre loi. Devant cette négligence, nous avons donc formulé une plainte officielle pour que la ministre Beauchamp choisisse enfin de faire respecter la loi car la tolérance qu'elle exerce est inadmissible», a déclaré
Scott McKay.
   
Les députés McKay et Beaudoin ont décidé de poser ce geste parce qu'ils ont été informés de nombreuses plaintes de citoyens qui se plaignent du bruit et des odeurs générés par l'augmentation récente du nombre de camions à ordures. «Les plaintes des citoyens sont colligées depuis quelques semaines par l'organisme S.O.S. Déchets qui les achemine au ministère de l'Environnement. Malgré l'évidence et l'aveu même de la compagnie qu'elle accepte des déchets de l'extérieur de sa zone de desserte, la ministre n'a pas bougé le petit doigt pour faire respecter la loi. Ça ne peut plus durer!», a poursuivi Denise Beaudoin.

LA MINISTRE BEAUCHAMP
EST AU COURANT DEPUIS
SIX MOIS MAIS NE FAIT RIEN


«Nous souhaitons également savoir pourquoi le MDDEP n'a rien fait au cours des six derniers mois, alors qu'il était au courant du non-respect du décret et de la LQE, afin d'exercer son autorité et d'empêcher notamment que des matières résiduelles en provenance de l'extérieur du territoire de desserte prévu au décret autorisant l'exploitation du site de Lachute puissent y être enfouies. Nous comprenons mal pourquoi la ministre Beauchamp a préféré fermer les yeux sur cette situation et ne s'est pas prévalue de son pouvoir d'ordonnance en vertu de l'article 58 de la LQE pour forcer le respect du décret 918-2003», ont conclu les députés.




Le 4 mai dernier : Les déchets de Longueuil ne doivent pas être enfouis au dépotoir de Lachute, affirme le ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs (MDDEP).

La ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs (MDDEP), Line Beauchamp, a maintenu le principe de la gestion régionale des déchets dans son plus récent projet de politique.

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Un livre à vous procurer

Le Forum jeunesse du Bloc Québécois a procédé le 11 mai dernier au lancement d’un recueil de textes regroupant des témoignages de jeunes indépendantistes de partout au Québec. Inspirantes,
dynamiques et novatrices, les idées et les positions qu’on y retrouve démontrent que les jeunes Québécoises et Québécois
rêvent plus que jamais d’un Québec libre et indépendant.

Pour vous procurer le livre au coût de 8 $, communiquez avec le chargé de projet du Forum jeunesse du Bloc Québécois, Reny Gagnon, par courriel au
rgagnon@bloc.org ou en téléphonant au 514 526 3000.







Un film de Jules Falardeau

Se souvient-on du boxeur et militant indépendantiste Reggie Chartrand? L'histoire de son militantisme pour l'indépendance du Québec est pourtant liée de façon directe à l'histoire récente de ce pays. Il a été un acteur de premier plan de plusieurs moments importants de notre histoire. Mais cela est méconnu ou oublié...

Le documentaire d'environ 45 minutes réalisé par Jules Falardeau, fils du célèbre cinéaste feu Pierre Falardeau, se veut un retour aux sources du cinéma militant. Il nous présente son film pour permettre aux plus jeunes de découvrir un personnage important de notre histoire et aux plus vieux de raviver leur mémoire.

Source : Le Québécois



Contrat de 27 ans pour la production de Biogaz
sans appels d'offres à Lachute

REVUE DE PRESSE
9 février 2010,
La Presse canadienne

Les biogaz du site d'enfouissement public de Lachute ont été cédés à une entreprise privée pour 27 ans sans appel d'offres, ce qui contreviendrait aux règles municipales selon un avocat spécialisé, a rapporté Radio-Canada.

Le lucratif contrat permettant la production d'électricité à partir de la décomposition des déchets a été cédé sans appel d'offres à Lidya Energie. L'électricité produite, qui équivaut à la consommation d'environ 5000 foyers, est vendue à Hydro-Québec en vertu de ce contrat. Le maire de Lachute, Daniel Mayer, a fait valoir qu'un privilège avait été accordé étant donné qu'il s'agit d'une technologie québécoise.

Consulté par Radio-Canada, l'avocat spécialisé en éthique municipale Donald Riendeau a dit croire qu'une telle cession de droits à long terme sur du biogaz doit faire l'objet d'un appel d'offres de la Régie intermunicipale. Me Riendeau a soutenu que la loi interdisait d'accorder un tel privilège à des entreprises locales.

Les partenaires d'affaires qui ont profité de cette entente sont Claude Vallée, organisateur politique du maire de Lachute, et Daniel Lefebvre. Ce dernier a expliqué qu'un appel d'offres n'était pas nécessaire, selon lui, parce qu'ils étaient arrivés avec une proposition de services. Selon Radio-Canada, la ministre des Affaires municipales de l'époque, Nathalie Normandeau, avait suggérée une loi privée pour valider la transaction et empêcher la contestation juridique du contrat.

Depuis ce temps, Claude Vallée et Daniel Lefebvre ont vendu leur entreprise à Kruger, pour environ 35 millions $.

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Notre Fête nationale

Un mauvais carnet
de notes
par l'équipe éditoriale

C’est sûr qu’un site du Parti Québécois aura un préjugé défavorable envers le Parti Libéral en cette fin de session à l’Assemblée nationale.  Mais pour nous, il ne s’agit pas autant de critiquer les membres du gouvernement que de saisir les faiblesses de leur gouvernance afin d’apprendre et de faire mieux lorsque nous prendrons le pouvoir dès 2011.


Sur le plan des habiletés transversales
Le premier et principal défaut est surement le refus de repentir – cette attitude hautaine de « tout va bien, aucune critique n’est fondée, nous sommes au dessus de tout reproches » se constate principalement chez Jean Charest. Ce serait plutôt à lui de reconnaître ses torts et à demander à la population de lui permettre d'amender sa façon de faire.

Nous avons plutôt retrouvé le vrai Jean Charest du premier mandat – insensible et insolent.  Le premier ministre mérite un E avec la mention « Attitude inacceptable et influence dérangeante ».

Le gouvernement Libéral de la vacuité
Sur le plan du contenu, le cabinet Libéral s’est surtout fait remarquer par le grand vide.  Y a-t-il eu une seule grande réforme qui aura marqué le passage des Libéraux depuis septembre dernier?  Aucune !

Plusieurs mesures adoptées ont par contre abouti dans un cul de sac. On se rappellera le cas des écoles juives ou encore des écoles passoires pendant que le gouvernement était extrêmement occupé à gérer les programmes de contrats aux entrepreneurs de construction pour relancer l’économie...

L’ensemble des médias, du public et de l’opposition n’a cessé de réclamer une commission d’enquête sur des allégations de pots de vin et de collusion dans l’octroi des contrats de construction dans le secteur public.  À part d’injecter des sommes phénoménales dans les coffres des compagnies de construction, dont, comme nous en faisaient état les grands médias, la société ABC Rive-Nord dans Argenteuil, le Parti Libéral n’a pas vraiment eu le temps de s’occuper du reste.  Le Cabinet Libéral mérite donc un C- avec la mention « Absence prolongée sans justification ».

Le député démissionnaire
Plus près de nous, le député Libéral David Whissell s’est fait remarquer d’abord en démissionnant de son poste de ministre devant l’apparence de conflit d’intérêt.  D’aucun peut affirmer avec certitude qu’il a abusé de son double rôle pour trahir l’intérêt public ou pour soutirer un bénéfice personnel indu, mais il y a eu clairement apparence de conflit et cela a miné la confiance du public pour la classe politique.

Depuis, Monsieur Whissell s’est fait plus discret lors de l’annonce de ses subventions. Par contre, il continue toujours à se faire remarquer par son absence de leadership sur les grands enjeux dans Argenteuil : emplois, pauvreté, famille et environnement. 

Pour tout cela, le député Libéral d’Argenteuil mérite un C+ avec la mention « Efforts soutenus, changement de groupe d’amis pour éviter des ennuis ».

Hélas, on donnera bien les notes qu’on veut, mais avec les deux mains sur le volant d'un véhicule qui ressemble de plus en plus à un "char volé", il n’y a plus vraiment personne pour sanctionner un tel carnet de notes aussi déplorable.  Même pas un vrai commissaire.  N’est-ce pas Monsieur Bastarache?





QUÉBEC, le 11 juin
/CNW Telbec
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Bilan d'une session catastrophique -


ENGLUÉ DANS LES SCANDALES, LE GOUVERNEMENT CHAREST EST PARALYSÉ




«Depuis plusieurs mois, le Québec est paralysé et englué dans les scandales. À chaque jour, le peuple québécois se nourrit d'allégations diverses de corruption, de malversation, de fraudes. L'effet est direct : le cynisme envers la classe politique est néfaste car il fait de l'ombre aux débats sur d'autres enjeux comme l'économie, la santé, l'éducation et la langue. Après tous ces mois de tourmente, un gouvernement normalement constitué aurait cédé à une demande d'enquête publique sur la construction et le financement des partis politiques. L'entêtement du premier ministre Jean Charest est néfaste pour le Québec et le conduit nulle part pour le moment».

C'est ce qu'a déclaré, en conférence de presse, la députée de Charlevoix et chef de l'opposition officielle, Pauline Marois, en dressant le bilan de la dernière session parlementaire. À cette occasion, elle était accompagnée du député de Chicoutimi et leader de l'opposition officielle, Stéphane Bédard. Cette session aura été marquée par la détermination du premier ministre du Québec, Jean Charest, à cacher la vérité aux Québécois.

UNE MULTITUDE D'ENQUÊTES PLUTÔT QU'UNE VÉRITABLE ENQUÊTE PUBLIQUE
L'entêtement du premier ministre Charest à camoufler des actions douteuses de son gouvernement est manifeste, que ce soit dans le scandale des garderies libérales, la nomination des juges, les multiples enquêtes du DGE impliquant le Parti libéral du Québec ou encore le dossier BCIA. «Dans tous les cas de figure, il y a un dénominateur commun : les contributeurs et les collecteurs de fonds du PLQ. Il y a de nombreuses enquêtes en cours alors que dans les faits, ce que les Québécois veulent, c'est une enquête et c'est l'enquête publique sur la construction et le financement des partis politiques. Quand tu n'as rien à cacher, tu n'as peur de rien», a insisté Pauline Marois, rappelant que plusieurs organisations non partisanes réclament la tenue d'une telle enquête, notamment les policiers, les procureurs, les ingénieurs et des dizaines de municipalités à travers le Québec.

L'ÉTHIQUE ÉLASTIQUE DU PREMIER MINISTRE
De son côté, le leader de l'opposition officielle, Stéphane Bédard, a illustré l'incapacité du premier ministre Charest à doter le Québec de règles claires en matière d'éthique et de saine conduite. «Il y a plus d'un an, dans la tourmente, Jean Charest annonçait un commissaire à l'éthique et un code d'éthique pour les élus. Malheureusement, la session se termine et toujours rien. La raison est fort simple : Jean Charest a mis ses intérêts personnels avant ceux du Québec et des Québécois avec son boni versé par son parti. S'il s'était raisonné avant, nous aurions aujourd'hui un commissaire à l'éthique et un code d'éthique», a déploré Stéphane Bédard, soulignant que pendant plus de six mois, le gouvernement a bloqué l'étude du projet de loi 48.

L'incapacité du gouvernement libéral à bien légiférer ne surprend guère le député de Chicoutimi. «Au cours de la présente session, le gouvernement Charest a gaspillé beaucoup de temps d'étude de projet de loi. Alors que nous étions prêts à travailler sur le projet de loi modifiant les règles de financement des partis politiques, les libéraux ont voulu nous rentrer dans la gorge le projet de loi dans lequel ils se dessinent une nouvelle carte électorale. Voilà une autre illustration que le gouvernement libéral travaille pour ses intérêts avant ceux du Québec», a dénoncé Stéphane Bédard.

PENDANT CE TEMPS, LES PROBLÈMES S'ACCUMULENT
La chef de l'opposition officielle fait remarquer que pendant ce temps les problèmes s'accumulent. Alors que l'attente devait être un mot honni avec un gouvernement libéral, les Québécois attendent plus longtemps à l'urgence sous sa gouverne. Nous sommes témoins de cas d'horreur concernant nos aînés; on constate un dérapage monumental pour les programmes d'aide humanitaire spéciaux pour Haïti; le gouvernement procède à des compressions dangereuses dans les cours de francisation pour les immigrants; malgré l'avis de la Santé publique, le gouvernement s'entête en augmentant l'offre de jeu en ligne; le Dossier Santé Québec est reporté aux calendes grecques; malgré le minibaby-boom, le gouvernement ne développe pas de places à 7$; après des mois de controverse, le gouvernement a été forcé de revoir sa décision concernant la modification du régime pédagogique; malgré l'adoption d'un nouveau régime forestier, la forêt québécoise se meurt. «Il n'y a qu'une seule phrase qui résume bien l'état actuel de gouvernance du gouvernement libéral de Jean Charest : tout ce qu'il touche tourne à la catastrophe», a illustré Mme Marois.

Elle rappelle que le dernier budget a bien démontré la mauvaise gouvernance du gouvernement libéral. «Pendant des mois, il a fait la sourde oreille, allant même jusqu'à nier les faits et mentir effrontément aux Québécois sur l'état actuel des finances publiques. Plutôt que de faire les batailles financières avec Ottawa, il a fait le choix de piger dans la poche des Québécois. À défaut d'avoir une entente sur l'harmonisation de la TVQ comme les autres provinces, il prend la voie d'un ticket modérateur, rejeté par tous», a indiqué Mme Marois.

La chef du Parti Québécois souligne d'ailleurs que le gouvernement libéral improvise dans ses méthodes pour atteindre l'équilibre budgétaire. «Le projet de loi 100 est clairement un projet de loi préparé sur un coin de table pour faire plaisir à la galerie. Qui plus est, les dernières semaines nous ont aussi permis d'apprendre que Jean Charest veut imposer des mesures de restriction à l'appareil administratif. Or, il n'entend pas donner l'exemple en refusant de couper dans son budget de déplacement, de publicité et en refusant d'agir rétroactivement pour les bonis versés l'an dernier, en pleine crise financière», a affirmé Mme Marois, qui s'est désolée que le gouvernement ait refusé une proposition du Parti Québécois qui aurait permis d'économiser plusieurs centaines de millions de dollars en instaurant un rapport d'impôt unique.

LA MÉTROPOLE ET DES RÉGIONS ABANDONNÉES
Elle s'est aussi désolée de voir la métropole coincée dans son développement par les nombreuses indécisions ou mauvaises décisions gouvernementales. «Tous les chantiers d'importance à Montréal sont paralysés. Les coûts explosent sans même que les projets n'aient vu le jour. Que l'on pense au renouvellement de la flotte des wagons du métro, le CHUM, l'échangeur Turcot, la rue Notre-Dame, le gouvernement Charest dort au gaz. Le squelette de l'Îlot Voyageur, en plein coeur de Montréal, est une belle illustration du laxisme libéral. Et les menaces de transformation de la raffinerie Shell en centre de distribution n'ont rien pour rassurer. Ce gouvernement se vante d'être le gouvernement de l'économie mais les faits vont dans le sens inverse à Montréal», a poursuivi Mme Marois.

Les dossiers de l'agriculture et des forêts vont mal. Nos agriculteurs font faillite les uns après les autres et le gouvernement regarde passivement nos régions subir ce drame. Et c'est la même chose pour nos forêts, des milliards pour l'automobile en Ontario et toujours des miettes pour le Québec. Encore là, Jean Charest semble totalement désintéressé de la question. Nos régions sont loin d'être branchées à Internet haute vitesse et le gouvernement peine à dépenser les budgets alloués à cette fin.

«Les débats qui animeront le Québec dans les prochains mois seront nombreux. La question des accommodements raisonnables n'est toujours pas réglée, le gouvernement préférant s'isoler dans sa solution. Le débat sur la langue risque de s'envenimer parce que le gouvernement Charest a choisi le pire des scénarios. En plus de tous ces débats, les Québécois pourront aussi se prononcer sur l'avenir minier au Québec et donner leur point de vue sur Mourir dans la dignité à l'occasion d'une commission itinérante de l'Assemblée nationale. Autant d'enjeux intéressants permettant aux Québécois de s'exprimer librement mais qui passeront sous silence si le premier ministre s'entête toujours à leur cacher la vérité», a conclu Pauline Marois.





Me Bertrand et les subventions
au multiculturalisme canadien
En réponse à une lettre de M. Jacques Bergeron

La Constitution du Canada et la Loi sur le multiculturalisme
Vous devez savoir que l’aide dont
jouissent ces communautés, sous forme de subventions, est conforme à la Loi sur le multiculturalisme canadien qui, dans son préambule, reconnaît «l’importance de maintenir et de valoriser le patrimoine multiculturel des canadiens».

Cette Loi stipule aussi que la Constitution du Canada de même que la Loi sur les langues officielles, «que le français et l’anglais sont les langues officielles du Canada et que ni l’une ni l’autre ne portent atteinte aux droits et privilèges des autres langues».

Dans la même Loi, l’article 3 précise que la politique du Gouvernement fédéral en matière de multiculturalisme consiste :
À reconnaître le fait que le multiculturalisme reflète la diversité culturelle et raciale de la société canadienne et se traduit par la liberté pour tous ses membres, de maintenir, de valoriser et de partager leur patrimoine culturel, ainsi qu’à sensibiliser la population à ce fait.

À reconnaître le fait que le multiculturalisme est une caractéristique fondamentale de l’identité et du patrimoine canadiens…

À reconnaître l’existence de collectivité dont les membres partagent la même origine et leur contribution à l’histoire du pays et à favoriser leur développement...

À promouvoir la compréhension entre individus et collectivités d’origines différentes et la créativité qui résulte des échanges entre eux...

Parallèlement à l’affirmation du statut des langues officielles et à l’élargissement de leur usage, à maintenir et valoriser celui des autres langues...

L’article 4 de cette Loi prévoit également que le ministre responsable de la politique canadienne du multiculturalisme, en consultation avec ses collègues fédéraux, «peut fournir conseils et assistance pour l’élaboration et la réalisation de programmes et actions utiles à cette fin».

De plus, la Loi prévoit, à l’article 5, que le ministre peut :
Encourager et aider les particuliers, les organisations et les institutions à refléter la réalité multiculturelle du Canada dans leurs activités au   pays et à l’étranger;

Effectuer ou appuyer des recherches sur le multiculturalisme canadien et stimulé l’amélioration des connaissances dans le domaine;...

Encourager le maintien, la valorisation, le partage et l’expression dynamique du patrimoine multiculturel du Canada;...

Faciliter l’acquisition et la rétention de connaissances linguistiques dans chacune des langues qui contribuent au patrimoine multiculturel du Canada, ainsi que l’utilisation de ces langues.

Enfin, la Loi stipule au paragraphe 2 de l’article 5, que le «ministre peut conclure des accords ou arrangements avec toute province pour la mise en œuvre de la politique canadienne du multiculturalisme».

Les Québécois sont confrontés
à des principes contradictoires

C’est parce que les Québécois vivent en même temps dans deux pays et que ces deux pays ( Nations within a nation ) sont fondés sur des principes contradictoires, qu’il est si difficile pour eux, sinon impossible, de dire si, et pourquoi, les accommodements religieux et linguistiques, qui sont consentis par l’État canadien et l’État québécois, aux diverses communautés culturelles sont normaux, pour employer votre expression, ou raisonnables.

Voici quelques-uns des principes contradictoires dont il faut tenir compte pour se forger une opinion :
Le Québec est un pays inachevé, un pays dans les faits, mais une province en droit, contrairement au Canada qui, lui, est un véritable pays;

Le Québec est reconnu comme une nation par le gouvernement canadien, mais à la condition qu’elle ne jouisse d’aucun statut politique ou juridique quelconque. Bref, une nation sans pouvoir aucun, ni sur le plan interne ni sur le plan externe;

Le Canada reconnaît le français et l’anglais comme langues officielles, alors que le Québec ne reconnaît que le français à ce chapitre;

Même si, en droit québécois (Loi 101), le français est la seule langue officielle au Québec, en droit canadien, l’anglais, même au Québec, est reconnu comme langue officielle devant tous les tribunaux fédéraux et l’Assemblée nationale. Sans compter que, dans les faits, l’anglais est aussi une langue commune et une langue d’usage au quotidien;

Au Canada, le multiculturalisme est une caractéristique fondamentale de l’identité et du patrimoine canadiens alors qu’au Québec, c’est la langue française qui est le fondement même de l’être québécois, de son peuple et de son pays;

La Constitution canadienne reconnaît l’importance de maintenir et de valoriser le patrimoine multiculturel des Canadiens qui comprend leur langue et leur culture, alors qu’au Québec le gouvernement a l’obligation de promouvoir le maintien et la valorisation de la langue et de la culture françaises;

Le Canada est porteur de plusieurs cultures ou civilisations dont aucune n’est dominante alors que le Québec est porteur d’une culture ou d’une civilisation dominante, laquelle est d’origine française;
Le Canada a constitutionnalisé le multiculturalisme comme modèle d’intégration des immigrants, alors que ce modèle a des effets pervers sur le Québec français qui, lui, préfère la laïcité et l’interculturalisme;

Le Canada a adopté, contre la volonté de l’Assemblée nationale, une charte des droits et libertés qui a érigé au rang de souverains les droits individuels de tous les Canadiens, sans tenir compte que le peuple Québécois a droit à la reconnaissance et à la promotion de certains droits collectifs pour assurer la survie du Québec français.

L’analyse des accommodements d’un point de vue canadien ou d’un point de vue québécois
Comment doit-on, alors, examiner ou analyser les accommodements religieux ou linguistiques consentis aux nouveaux arrivants si on veut être capable de déterminer ou décider s’ils  sont raisonnables ou normaux?

Le fera-t-on d’un point de vue canadien en tenant compte notamment, de la Constitution canadienne, de la Charte canadienne des droits et libertés et de la Loi sur le multiculturalisme canadien, notamment?

Ou, le fera-t-on du point de vue du Québec français et de son peuple, minoritaire au Canada et en Amérique du Nord, peuple qui doit lutter pour sa survie, prisonnier qu’il est, de la Constitution et des lois canadiennes qui lui donnent bien peu de marges de manœuvre pour exercer sa liberté?

Ce n’est qu’après avoir fait ce choix que vous serez en mesure de répondre à votre propre question à savoir, s’il est «normal qu’on offre tant de programmes et de subventions à tous ces organismes pendant qu’on offre rien à ce seul peuple de langue française d’Amérique du Nord…».

Pour ma part, ce qui me paraît néfaste et inacceptable, c’est d’institutionnaliser la pluralité des cultures, comme le veulent la Constitution du Canada et le multiculturalisme canadien. Pire encore, l’article 27 de la Charte canadienne des droits et libertés et  la Loi sur le multiculturalisme, comme on l’a vu plus haut, considèrent implicitement le peuple québécois comme une minorité ou une communauté culturelle canadienne et non comme un peuple ou une nation.

Ce qui signifie que, dans le cadre canadien et forcément québécois, toutes les minorités ou communautés culturelles, petites ou grandes, ont droit de cité comme groupes distincts de la nation canadienne ou du peuple canadien, au même titre que le peuple québécois, considéré par les «canadian» comme la plus grande minorité ou communauté culturelle au Canada, du moins à ce jour. 

Sortir d’une constitution qui impose un régime contradictoire aux québécois
Tant que le Québec sera en porte-à-faux dans la Constitution canadienne et au Canada; tant qu’il sera forcé de vivre dans un état de perpétuelle contradiction et de principes contradictoires, je ne vois pas comment on réussira à déterminer si les accommodements linguistiques et religieux consentis par nos gouvernements aux minorités ou communautés culturelles sont raisonnables ou déraisonnables, normaux ou anormaux.

En effet si on se place sous l’angle du Canada anglais, ils seront raisonnables. Alors que si on se place, sous l’angle du Québec français, ils seront généralement considérés comme déraisonnables.

Que faire alors, si ce n’est de sortir de la Constitution canadienne qui se plaît à nous laisser vivre dans l’ambigüité et les contradictions. Pour réussir il nous suffit simplement de parachever le pays québécois, pays qui existe déjà dans les faits, même s’il n’existe pas encore en droit. Il ne manque à ce pays inachevé qu’un bout de papier, soit sa propre constitution.

Conclusion
Pour promouvoir le maintien et la valorisation du patrimoine français du Québec et, partant, de son identité, de sa langue et de sa culture, il faut réaliser l’indépendance du Québec qui remplacera le rêve canadien dont le multiculturalisme est une caractéristique fondamentale de son identité et de son patrimoine.

Compte tenu de sa valeur culturelle inestimable, la nation québécoise doit non seulement être protégée et conservée, mais elle doit être mise en valeur et, pour ce faire, elle doit jouir de l'aide et de l'assistance que seul un État indépendant peut lui accorder. En effet, qui peut mieux protéger la langue et la culture de la nation québécoise que l'État québécois lui-même ?

Aucun peuple de la terre ne devrait rester indifférent ou insensible à la protection du tissu français en Amérique du Nord. La nation québécoise doit être protégée et mise en valeur par la naissance d’un État français indépendant qui décidera seul quels sont les accommodements qui doivent être consentis à ses minorités et à ses immigrants, conformément aux valeurs et aux principes universellement reconnus.

C’est pourquoi, je me demande, avec respect, si, au lieu de perdre leur temps à  quémander des subventions à leurs adversaires, les québécois ne devraient pas mettre toutes leurs énergies à mordre dans leurs droits et leur légitimité.

Me Guy Bertrand


Articles connexes :
http://www.vigile.net/Le-lobby-subventionne-a
http://www.vigile.net/Le-lobby-de-l-immigration-b

http://www.vigile.net/La-Table-de-concertation-des






Lettre de Gilles Duceppe aux chefs d'états



Comme vous le savez sans doute, le Québec forme une nation à part entière et un fort mouvement politique vise à en faire un pays souverain, libre de lever tous ses impôts, de faire toutes ses lois et de conduire ses relations internationales.

Ce désir de liberté qui pousse des millions de Québécoises et de Québécois vers
l’indépendance demeure une force politique puissante et j’aimerais attirer votre attention sur la réalité politique qui couve actuellement entre le Canada et le Québec.

Tout porte à croire en effet que, dans les années qui viennent, la question de l’accession du Québec au statut de pays souverain se posera de nouveau. À cette occasion, la communauté internationale sera appelée à reconnaître ce nouveau pays.

Le statut politique du Québec fait l’objet d’un débat constant depuis de nombreuses années. Après que la population québécoise eût refusé de faire la souveraineté du Québec, au cours d’un référendum en 1980, le gouvernement canadien et neuf provinces ont décidé d’adopter un nouveau texte constitutionnel, malgré le refus formel de l’Assemblée nationale du Québec.

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L'ABC de l'éthique

 


avec
Agnès Maltais

Agnès Maltais était de passage à Lachute le 28 février dernier au Caucus à l'occasion de l'assemblée générale du Parti Québécois d'Argenteuil.

Voyez les extraits de son allocutions.





Afin de permettre aux membres et aux sympathisants du Parti Québécois d'Argenteuil de se faire une opinion la plus éclairée possible concernant "l'affaire Whissell"
qui aura rempli les colonnes des médias imprimés et électroniques au cours des dernières semaines, nous vous proposons une série de liens Internet pointant vers des articles exposant différents faits concernant M. Whissell dans ses fonction de représentant de la population d'Argenteuil et de ministre du Travail.



L I E N S :

Radio-Canada,
12 mai 2009

L'essor d'une firme liée au ministre Whissell

Le Soleil,
13 mai 2009

Whissell a annoncé des travaux routiers faits par sa propre firme

Le Mirabel,
16 mai 2009

Apparence de conflit d'intérêts. Whissell s'en défend

ACCÈS Laurentides,
15 mai 2009

Le ministre Whissell dans la tempête. Un député dans l'eau chaude

Le Soleil,
26 mai 2009

A.B.C. Rive-Nord replonge dans la controverse

Le Soleil,
27 mai 2009

Whissell encore blâmé

Yahoo! Québec,
 28 mai 2009

Maltais somme Whissell de choisir entre son poste de ministre et l'asphaltage

Le Soleil,
28 mai 2009

Whissell s'accroche à la compagnie d'asphaltage




L'alarme
sonne

face au péril
des gangs
de rues



Maria Mourani


députée du Bloc québécois dans la circonscription d'Ahuntsic à Montréal et porte-parole adjointe à la Sécurité publique vient de publier un deuxième livre sur le phénomène des gangs de rues.




Un phénomène qui ne peut ëtre pris à la légère comme le démontre ses travaux.

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